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DISFE : Optimum = emplois minimum

lundi 10 juin 2013


Marre des réorganisations !

Pour prendre un exemple, sur la place nantaise, de la DIRR à la DSOI, à la DSI Enseigne, à l’absorption par la DISFE et maintenant au projet Optimum, les réorganisations se sont succédées à un rythme infernal. Peu importe, que les réorganisations coûtent cher, cassent ce qui fonctionne encore, démotivent les personnels , chaque nouveau dirigeant apporte sa contribution à cette œuvre de destruction massive.

En matière de nouveau projet directorial : 40 millions d’économies dès cette année (mais à peine cette annonce faite, on apprenait qu’il s’agit en fait de 140 millions) et des menaces sur l’emploi et le maintien des petits sites. Alors que l’ancien directeur promettait plus de 300 recrutements... L’effectif de la DISFE de 1900 personnes est gelé jusqu’à fin 2014.

Décrypter Optimum

Le projet Optimum s’inscrit dans le plan stratégique du Groupe La Poste. Il vise une intégration supplémentaire de la partie Enseigne, entre autre au niveau applicatif (exemple donné de la mutualisation des portails).

Pour les reste des objectifs affichés, il s’agit comme à chaque réorganisation d’aller vers l’excellence (qualité de service, évolutions technologiques, économies et tutti quanti...). Peu importe alors de casser ce que la réorganisation précédente avait déjà présenté comme étant la meilleure organisation.

Il ne leur viendrait pas à l’esprit que des organisations stabilisées sont plus efficaces et motivantes, ce qui n’exclut pas des améliorations de fonctionnement au fil de l’eau ?

Une méthode détestable

Nous retrouvons la méthode qui consiste à mettre les personnels en situation de stress en attente du changement. Pour que certains partent d’eux même sans doute. D’autres y verront comme toujours l’occasion d’améliorer leurs plans de carrière au détriment des collègues.

Prenons l’exemple de la venue du Directeur de la DISFE à Clermont-Ferrand, annonçant que l’activité du
centre (recette fonctionnelle) n’avait aucune raison de rester à la DISFE et repartant sans annoncer une quelconque perspective.

Et puis on laissera décanter et partir ceux qui on du mal à supporter cette situation et après on peut laisser traîner un temps les personnes qui restent, pour les inciter à ’’choisir’’ le moins mauvais choix imposé. Cette méthode a déjà été employée à la création de la DSI Centrale pour la fermeture du site de Toulouse. Sachant que tous les métiers font la chasse à l’emploi, quelle perspective de trouver un emploi correspondant à nos profils informatiques bien particuliers ?

Cette méthode patronale génère un mal-être des collègues bien loin des effets d’annonce du respect de la Qualité de Vie au Travail. Pourtant le fameux Accord Qualité de vie au Travail était présenté comme le chantier n°4 d’OPTIMUM. On aurait pu se douter de son rôle décoratif en voyant que c’était le seul chantier pour lequel rien n’était proposé !

En parallèle, un planning de dialogue social (très serré) vide de sens, car les effets de la réorganisation ne sont pas mis sur la table, mais il s’agit d’afficher que La Poste respecte son modèle social bla bla bla...

Première CDSP : 30 mai 2013, CDSP de concertation (hum, la 1ère c’est quoi ?) le 11 septembre, 4 CHSCT fin septembre, début octobre, Comité technique fin novembre début décembre, mise en place au 1er janvier 2014.

En fait, la méthode c’est d’un côté des groupes de travail qui préparent la nouvelle organisation et distillent des bribes de ces travaux à quelques compères afin qu’ils se mettent en bonne place dans l’hypothétique réorganisation.

De l’autre la grande majorité des personnel tenue dans l’ignorance, qui voit son activité se restreindre sans savoir à quelle sauce ils seront mangés. Méthode bien connue pour faire accepter n’importe quoi en bout de course.

La consultation des instances vue par la Direction

La DISFE, qui présente un planning de consultation des instances pour la forme, n’a pas intégré que les instances CT et CHSCT ont de nouveaux droits. Que ces instances doivent avoir connaissance de toutes les informations sur le projet pour pouvoir donner un avis. D’autre part que les CHSCT ont un rôle autonome en matière de préconisations sur les conditions de travail. Et que moins la Direction leur donnera les informations nécessaires à leur mission, plus ils seront amenés à faire valoir leurs prérogatives (au besoin à l’aide d’expertises)

Les chiffres de la sous-traitance en préalable

Comme à chaque réorganisation, la Direction affirme qu’elle va ré intégrer des activités sous traitées. A la création de la DISFE, le précédent directeur avait fait très fort en tenant le même type de discours. Jamais la sous-traitance multiforme n’a été aussi importante par la suite (TMA, Centre de services...).

Nous demandons à avoir un chiffrage précis, en terme de budget et équivalent agent, par type de sous-traitance, par Direction (DSI, DISFE), par site et par fonction, et ceci sur les 3 dernières années.

Les instances sont en droit d’avoir ces informations (ceci fait d’ailleurs partie des attributions du CT), ce qui est un préalable pour pouvoir juger du plan d’économies sur un budget global de ’’plus d’un milliard en 2013’’ (admirons la précision du document) avec objectif 2014 de ne pas dépasser 950 M€.

Car quel est le coût de la sous-traitance dans ce Md€ ? Indiscutablement très très lourd. Question subsidiaire : comment a été conduit le projet Optimum : coût ? cabinet de consultant ? Copinages ?

Car le seul projet que nous soutenons est celui de la réinternalisation progressive avec montée en compétences internes, le seul projet en mesure d’assurer de réelles économies et la pérennisation de nos services et de nos emplois.

Rappelons également que le délit de marchandage est un délit passible de sanctions pénales et qu’il suffit de se pencher sur les organigrammes pour constater que des chefs de projet sont prestataires, exemple même d’une fonction largement répandue à la DISFE parmi les postiers, ce qui renvoie dans le cas présent au délit de marchandage.

Mais la Direction est plus soucieuse de sécurité interne, de mettre en place des cameras et des écrans pour sa com à tout va, que du respect de la loi sur ce plan.

Un dossier CDSP vide pour l’essentiel

Nous attendons d’un dossier CDSP qu’il présente un état des lieux de l’existant, qu’il contienne toutes les informations sur les conséquences du projet en matière de nouvelles organisations et des conséquences concrètes sur les personnels. Ce n’est pas le cas du dossier présenté, lourd de menaces dans les objectifs recherchés (tous les personnels impactés) mais muet sur le reste.

Un comble, dans la partie ’’Bien être au travail’’, ils écrivent ’’Faciliter la mobilité au sein de la direction et sur les bassins d’emplois’’. La DISFE va nous faire aimer la mobilité ! Mais celle qui découle du projet Optimum, pas celle librement choisie par les agents !

Il est vrai que le texte CDSP écrit clairement dans ses objectifs : ’’… une réflexion est en cours pour réduire le nombre des sites de moindre dimension sur lesquels la DISFE est présente’’.

Pour une analyse plus détaillée du document CDSP

Le personnel, dernière roue du carrosse

Où sont les mesures d’accompagnement social, où sont les fiches de poste cible, où est la description précise des conséquence sur les agents. Le document se limite aux principes et aux généralités, se réfugiant derrière l’accord QVT, mais indique cependant dès le 1er paragraphe :

’’L’ensemble du personnel DISFE est concerné...’’

La mobilisation du personnel et de ses instances représentatives est donc nécessaire pour faire toute la lumière sur Optimum, pour demander la réinternalisation et s’opposer à toute mobilité contrainte.

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