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Mission impossible sur le Dialogue social

mercredi 9 novembre 2011


Une mission d’audit cousue de fil blanc

Le Président avec cette initiative essaie de faire diversion : il est en effet le premier responsable de la mauvaise qualité du dialogue social.

Audit du dialogue social à la DSI Centrale

Les militants syndicaux ont effectivement beaucoup de choses à dire sur le dialogue social local.
Mais ils n’ont pas oublié non plus de situer les principales responsabilités au préalable.

Déclaration préalable SUD pour l’Audit dialogue social de la DSI Centrale

En préalable nous tenons à souligner deux points qui sont de notre point de vue essentiels sur les conditions du dialogue social

En premier lieu celui ci ne peut exister que si les organisations sont stables dans le temps. Or les restructurations incessantes qui touchent les services informatiques sont le principal problème rencontré. Les interlocuteurs changent fréquemment, les engagements des uns sont remis en cause par les suivants, chacun a sa conception du dialogue social.

Les restructurations empêchent également les organisations professionnelles d’avoir un suivi pérenne. Les personnels un jour dispersés, un jour rassemblés dans des services différents sont de fait dépossédés de leur représentation légitime.

Ces restructurations, nous n’en faisons pas porter la principale responsabilité sur les Directeurs successifs qui se contentent d’appliquer des décisions prises ailleurs.

En définitive ce sont bien les décisions prises au niveau du COMEX et des Dirigeants de La Poste, dont son Président lui-même, qui sont en premier lieu, et du fait des restructurations permanentes, responsables de la désastreuse qualité du dialogue social à La Poste.

Nous soulignons donc que cet audit ne doit pas être l’occasion pour le Président de s’exonérer de sa propre responsabilité en essayant de la renvoyer soit sur les Directeurs de service, soit sur les organisations syndicales de ces mêmes services.

En second lieu nous constatons tous les jours un décalage entre la forme et le fond, entre les intentions affichées et la réalité. Aussi nous émettons les plus grandes réserves sur la méthode consistant à comptabiliser le nombre de réunions, audiences et autres échanges, à les additionner pour considérer que plus le nombre est grand, meilleur serait le dialogue social.

Nous avons clairement l’impression que La Poste ne traite du dialogue social que pour afficher un visage social, mais qu’elle n’en tient aucun compte et en particulier qu’aucun espace n’est accordé à la négociation locale. Lorsque nous allons en audience, nous allons juste dans des chambres d’enregistrement.

C’est donc un audit qualitatif et non pas uniquement quantitatif qui peut donner la mesure du dialogue social.

Pour terminer nous souhaitons être destinataires des résultats détaillés de cet audit (mission, méthodes, grilles d’analyse, synthèse des résultats …), ce qui de notre point de vue relève bien entendu du dialogue social.

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