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Syndiquez vous !

mercredi 20 juillet 2011


Selon la taille de l’entreprise, le taux de syndicalisation des patrons varie de 30% (TPE) à 90%.
Ce n’est pas par philanthropie que les patrons se syndiquent, mais pour la défense de leurs intérêts bien compris. Et en plus ils font jouer leurs lobbies, leurs réseaux d’influence, leurs clubs...

Les salariés en France sont à peine 8% à être syndiqués. Cherchons l’erreur.

Se syndiquer est un droit

Une partie de l’explication du faible taux de syndicalisation vient de l’idée répandue que seuls les salariés des grandes entreprises peuvent se syndiquer. Or se syndiquer est un droit et d’ailleurs toute discrimination syndicale est illégale.

Les cadres et cadres supérieurs ne peuvent pas se syndiquer

Dans une population possédant un haut niveau scolaire, il est paradoxal de constater la persistance de ces idées reçues. Bien sûr cadres et cadres supérieurs ont le droit de se syndiquer et nul n’est en droit de le leur reprocher.

Se syndiquer, c’est foutre en l’air sa carrière

Et d’autres diront : si tu adhères au bon syndicat, ça peut même l’avancer...

En théorie, l’appartenance à un syndicat ne doit avoir aucun effet de cet ordre, ni dans un sens ni dans l’autre. Car on retombe dans la discrimination.
Dans la pratique, il peut y avoir des pressions de la hiérarchie, des remarques douteuses. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à mettre sur la place publique ces intimidations et à prévenir les syndicats, car étant illégales, ceux qui jouent à ce jeu feront très vite profil bas, puisqu’ils ont contre eux la loi, le code du travail... et également le discours officiel de La Poste.

Plus insidieux est l’auto-persuasion, la force du préjugé.

A SUD nous luttons contre la discrimination syndicale et également pour qu’il n’y ait pas d’avantages en terme de carrière : c’est pourquoi nous refusons le système des promotions syndicales. Ceci dit le problème est parfois bien réel en terme de carrière pour les militants, mais ce n’est pas le cas pour les adhérents.

Se syndiquer pourquoi et à quoi je m’engage ?

Dans une période où les salariés sont confrontés à des politiques de régression sociale visant à leur faire payer la crise financière privée et à des politiques managériales très agressives, se syndiquer est le premier geste qui permet de rompre l’individualisation, d’engager une démarche collective de défense de ses intérêts.

Se syndiquer c’est s’engager... à payer sa cotisation. Ensuite c’est selon la volonté ou non de s’impliquer davantage. Chacun est libre de vouloir ou non participer aux réunions, distribuer des tracts, faire grève...

Il y a trop de syndicats

C’est vrai dans l’absolu. Mais un syndicat unique n’est pas non plus la panacée, l’histoire nous l’a montré.

C’est donc une réalité et il faut faire avec, et voir le bon côté des choses : cela permet à chacun de choisir un syndicat selon ses affinités.

A noter que l’impulsion d’intersyndicales, souci constant de notre syndicat, permet de limiter les divisions et d’avoir une défense collective.

Faiblesse des syndicats en lien avec le peu d’adhérents

En France, les enquêtes d’opinion indiquent que les salariés font dans une large mesure confiance aux syndicats pour défendre leurs droits. En tirent-ils la conclusion qu’il n’est pas nécessaire d’adhérer puisque les syndicats existent et qu’ils en sont relativement satisfaits ? Mais quel poids aura un syndicat sans adhérents ?

Car ce qui fait la force et l’indépendance d’un syndicat, c’est pour commencer son indépendance financière qui doit reposer largement et principalement sur les cotisations de ses adhérents. Un syndicat sans adhérents devra trouver d’autres sources de financement. Il dépendra alors de la « bienveillance » patronale ou des pouvoirs publics. Toutes les dérives sont alors possibles... et les intérêts des salariés deviennent alors un lointain souvenir.

SUDPTT c’est quoi ?

Nous ne mettons pas de bulletin d’adhésion dans nos tracts, nous préférons utiliser tout l’espace pour l’information et à l’occasion sortir un tract qui parle comme ici clairement de syndicalisation.

SUDPTT s’est créé en réaction à certaines dérives, à partir d’expériences dans d’autres syndicats, en particulier la CFDT. Militants d’horizons différents mais rassemblés autour de quelques principes résumés par l’acronyme SUD (Solidaires, Unitaires, Démocratiques).

SUD est un syndicat fédéral, ce qui veut dire la possibilité pour les syndicats locaux d’une large autonomie d’action et de décision.

SUD est affilié à l’Union Syndicale Solidaires (entre autres les syndicats SUD) qui partage les mêmes valeurs.

Extraits de la Charte SUD

Cette Charte signe en quelque sorte l’acte de naissance de SUD et répond à quelques questions de fond sur le type de syndicalisme qui y est défendu :

« ... Opposée à toute conception donnant à l’échelon national un pouvoir hiérarchique sur les syndicats, elle affirme son attachement au fédéralisme, principe d’association libre des syndicats formant une fédération pour agir en commun à tous les niveaux d’intervention dans le respect de l’autonomie politique de tous. Parce qu’il est en lien direct avec les travailleur- euse-s, le syndicat est la structure politique de base de la fédération, il est seul responsable de l’intervention syndicale sur son champ géographique. C’est à lui qu’il appartient de faire des propositions, d’être à l’initiative et d’évaluer, en fonction de sa réalité propre, le bien-fondé de la reprise ou non des décisions fédérales. À l’intérieur de SUD-PTT, on doit veiller à ce que la liberté d’expression soit totale. Les décisions sont prises par les adhérent-e-s ou leurs délégué-e-s. Chacun-e bénéficie d’un droit à l’information et à la formation syndicale, condition indispensable pour pouvoir maîtriser les débats et exercer son pouvoir de décision en toute connaissance des enjeux. Le droit à l’expression publique des désaccords est garanti aux syndicats comme aux sections et aux adhérent-e-s, et s’étend à la totalité des éléments touchant à l’activité syndicale (prises de positions publiques, décisions d’action, contenu des revendications, mise en cause des responsables dans le cadre de leurs mandats...). La contrepartie démocratique de ce droit est l’obligation morale, pour les individus et les structures émettant ces désaccords, d’engager et de poursuivre le débat à tous les niveaux de la fédération. De façon générale, cette volonté de liberté, pour pouvoir vivre pleinement, implique, de la part de tous les membres de SUD-PTT, une attitude de respect et d’écoute mutuels touchant aussi bien aux positions exprimées dans les débats et à la légitimité des décisions majoritaires qu’au droit et au respect des minoritaires. Ceci étant, même la volonté démocratique la plus large ne peut aller jusqu’à tolérer des comportements visant à nier le droit d’individus ou de groupes au respect de leur dignité humaine et à leur droit à la différence. La fédération SUD-PTT et ses syndicats combattent avec la plus grande fermeté, dans leurs rangs comme dans la société, toute émergence de comportements et d’attitudes racistes, sexistes ou homophobes.

… Les permanents et responsables SUD de la fédération et de ses syndicats réaffirment leur attachement à un syndicalisme réellement au service des travailleurs, porteur d’une éthique écartant toute compromission, un syndicalisme toujours attentif à éviter les dérives à caractère bureaucratique, un syndicalisme qui, régulièrement, s’interroge et se remet en cause. »

Nous espérons vous avoir convaincu. Et peut-être pouvez vous déjà juger sur pièces les pratiques de nos militants sur le terrain. Pour nous contacter ou vous syndiquer, contactez un militant local, ou envoyez un courrier - en indiquant votre Direction informatique et votre localisation : Section locale SUD DCN– 10 bd Auguste Pageot – 44927 Nantes Cedex 9

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